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Réflexions sur l’évolution des traitements du cancer

Le congrès mondial du cancer et de ses traitements, qui s’est tenu à Chicago du 3 au 7 juin 2016, nous donne l’occasion de quelques réflexions et commentaires sur l’évolution des traitements du cancer.

Pendant plus de 50 ans, on a utilisé et testé de nouvelles chimiothérapies, de nouvelles combinaisons, mais il semble que les limites de ces types de traitements dans la prise en charge des malades du cancer ont été atteintes.

On prend conscience aujourd’hui que la chimiothérapie n’est pas un assez bon traitement du cancer dans l’immense majorité des cas et devrait probablement disparaitre un jour. Le dernier congres de l’ASCO nous le confirme puisque toutes les avancées significatives concernent l’immunothérapie, c’est-à-dire des traitements aux mécanismes radicalement différents de la chimiothérapie et bien mieux tolérés par la majorité des patients.

Cette révolution reste cependant magistralement orchestré par l’industrie pharmaceutique. Tout d’abord parce qu’il n’y a pas de révolution, on ne coupe pas la tête à la chimiothérapie, on accompagne son agonie et on prépare son enterrement avec les honneurs. Ensuite, parce que les profits demeurent au bénéfice des mêmes !

Face à cette évolution des soins, une question majeure reste cependant en suspens dans un pays comme le notre, où la sécurité sociale tient un rôle important dans l’organisation des soins. En effet, les traitements par chimiothérapie ont justifié la mise en place d’une organisation particulièrement lourde du parcours de soin des malades. Or, du fait de sa lourdeur, cette organisation me semble ni adaptée, ni prête pour un autre type de traitement. Malgré des avancées répétées à chaque congrès depuis 20 ans, et la nouvelle orientation qui se dessine de plus en plus, les questions restent donc posées. Que va-t-il se passer ? Quand ? Comment ? Je ne sais pas du tout.

« Le roi est mort.. Vive le roi », « Il faut que tout change pour que rien ne change… ».

Il faudrait, de toute façons, redonner les moyens aux universités d’étudier les traitements du cancer et de les valider. A l’heure actuelle, les coûts de ces recherches n’étant accessibles qu’aux laboratoires, il faudrait : soit réduire les coûts de la validation scientifique, soit créer un institut mondial du cancer pour mutualiser les coûts de la recherche entre les nations. Dans la mesure où chaque pays, avec ses propres institutions et à la mesure de ses moyens, ne fait que décliner le même type de recherche derrière la locomotive américaine, je pense que cette solution serait tout à fait viable.

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